On vient me voir avec une tension qui ne lâche jamais vraiment. Un sommeil qui ne répare plus. Le sentiment d'être à fleur de peau, ou au contraire de ne plus ressentir grand-chose. Parfois avec un événement qui revient sans prévenir. Souvent, aussi, avec cette impression d'avoir beaucoup compris sur soi sans que rien ne bouge pour autant.
Chaque chemin thérapeutique est unique. Mais pour qu'il puisse porter ses fruits, il a besoin d'un contenant : clair, stable, et suffisamment souple pour s'adapter à ce qui se vit.
Ce cadre n'est pas une contrainte. C'est ce qui rend possible la confiance, la profondeur et la transformation. Rien n'y est forcé : le processus suit le rythme propre à chacun, dans le respect de ce que votre système nerveux peut accueillir à chaque instant.
Une précision avant d'entrer dans le détail : ce travail passe par le corps autant que par la parole, et ce n'est pas tout à fait ce que l'on imagine en poussant la porte d'un cabinet. C'est ce qui explique le soin apporté à tout ce qui suit.
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Voici comment je vous propose d'organiser ensemble ce parcours.
Thérapie psychocorporelle ou thérapie par la parole : quelle différence ?
Dans une thérapie verbale, le travail passe par ce qui se dit, se comprend et se met en mots. Ici, nous parlons aussi, mais nous nous intéressons en plus à ce que fait votre corps pendant que vous parlez : le souffle qui se suspend, les épaules qui montent, un geste qui s'amorce et s'arrête. Le corps ne raconte pas, il se remarque, et ce qu'il donne à remarquer arrive souvent avant les mots.
C'est ce qui fait la force de cette approche, et c'est aussi ce qui demande un cadre plus explicite qu'ailleurs. Une sensation peut apparaître plus vite que la réflexion, et une proposition corporelle, même très simple, touche quelque chose de plus direct qu'une question.
Le cadre n'est pas là parce que ce travail serait risqué.
Il est là parce que c'est lui qui le rend possible.
On ne se détend pas sur décision. Un corps ne relâche sa vigilance que lorsqu'il a constaté, concrètement et à plusieurs reprises, qu'il peut le faire. La sécurité n'est donc pas une formalité à régler avant d'entrer dans le vif du sujet : elle est le vif du sujet. En pratique, cela veut dire que nous allons lentement, que je vous annonce ce que je vous propose et pourquoi, que rien n'arrive par surprise, et que vous pouvez vous arrêter à n'importe quel moment.
Ce qui se passe la première fois que vous venez
Dès notre premier rendez-vous, nous prenons le temps d'explorer ce qui vous amène. Vos attentes, vos besoins, ce que vous portez. Nous définissons ensemble un rythme qui vous convient.
Beaucoup de personnes redoutent d'avoir à tout raconter en arrivant. Ce n'est pas ce que je vous demanderai. Nous parlons de ce qui vous amène, à votre rythme, et je n'ai pas besoin de connaître votre histoire en détail pour que nous puissions commencer. Puis, au milieu de l'heure, je vous propose quelque chose de très simple à essayer, parce que cette approche se comprend mieux en la vivant qu'en l'écoutant décrire. Nous terminons par un temps calme, et vous repartez avec un repère utilisable chez vous.
C'est aussi un moment de ressenti mutuel. De votre côté, vous sentez si vous êtes à l'aise avec ma présence, ma façon d'être. De mon côté, j'écoute si je me sens en accord avec votre démarche. Parce qu'un accompagnement ne peut être juste que s'il repose sur une confiance réelle, des deux côtés.
Une relation de collaboration, pas de pouvoir
La relation thérapeutique n'est pas une relation de pouvoir ou de savoir. C'est un espace de collaboration, au service de ce que vous êtes venu chercher. Je suis là pour vous accompagner, pas pour décider à votre place. Vous restez libre à chaque étape.
Votre présence au deuxième rendez-vous marque un engagement réciproque : c'est le signal que nous avançons ensemble.
Les trois temps du chemin, et pourquoi l'ordre compte
Votre cheminement se déroule en plusieurs temps, qui ne sont pas linéaires. Ils s'entremêlent et s'adaptent à votre rythme intérieur, à la disponibilité du corps, et à ce qui émerge dans la relation.
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Nous commençons souvent par un temps d'ancrage et de stabilisation : renforcer vos ressources internes, installer un sentiment de sécurité relationnelle, apprendre à sentir le corps sans être débordé par lui.
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Vient ensuite un temps de traitement : explorer ce qui a laissé une empreinte, mettre en mouvement les émotions et les sensations qui sont restées figées, les intégrer en douceur.
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Puis un temps d'intégration : consolider ce qui a changé, élargir vos capacités de présence et d'autonomie, retrouver un élan plus stable et plus libre.
Ces trois temps ne se succèdent pas mécaniquement. C'est votre corps qui guide le rythme.
Nous ne commençons donc pas par le plus difficile, et ce n'est pas une prudence excessive : un travail mené sans appuis installés ne produit rien de durable, et laisse souvent l'impression d'avoir été remué pour rien. Revenir au premier temps quand c'est nécessaire fait partie du chemin, et ne signale jamais un échec.
Comment se déroule une séance de thérapie psychocorporelle
Les séances durent 1 h ou 1 h 30. Selon le moment du parcours, une séance peut être centrée sur la parole et la mise en conscience, le travail corporel et la régulation, ou le retraitement d'un souvenir spécifique. Le corps reste un guide tout au long du processus : c'est lui qui indique quand ralentir, respirer, ou s'arrêter.
Concrètement, une séance s'ouvre par un temps d'échange sur ce qui s'est passé depuis la dernière fois. Vient ensuite le cœur du travail, une seule proposition à la fois, explorée lentement. Puis un temps de retour au calme, qui n'est jamais sacrifié : je veille à ce que vous ne quittiez pas mon cabinet dans un état plus agité que celui dans lequel vous êtes arrivé.
Selon ce qui est juste pour vous, le travail se fait sur une chaise, sur la table de soin, ou au sol et en mouvement. Il ne s'y passe rien de spectaculaire, et vous gardez la main d'un bout à l'autre.
Beaucoup de personnes redoutent ce travail avec le corps. Elles imaginent qu'il faudra prendre des postures, être souple, ou réussir quelque chose. Ce n'est pas le cas. Il n'y a rien à réussir et aucune bonne façon de faire. Je ne vous demanderai jamais d'atteindre une position : je vous inviterai simplement à remarquer ce qui se passe en vous, une respiration, un appui, une tension qui se relâche ou non. Si vous ne sentez pas grand-chose au début, c'est fréquent, et c'est déjà une information précieuse. Le corps n'a pas besoin d'être performant pour être écouté.
Le toucher en séance : vous restez habillé, et rien ne se fait sans votre accord
Travailler avec le corps engage une attention particulière au consentement.
Voici ce sur quoi je m'engage.
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Vous restez habillé pendant toute la séance.
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Les propositions corporelles sont toujours des propositions. Vous pouvez refuser, suspendre ou demander autre chose, à tout moment et sans avoir à vous justifier. Un refus ne compromet jamais la suite du travail.
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Lorsque le toucher a une place, je vous dis avant où, comment et pourquoi, et je vous demande votre accord. Vous pouvez le retirer à tout instant, y compris en cours de geste.
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Aucun accord donné une fois ne vaut pour les séances suivantes.
Il peut arriver qu'une proposition réveille une émotion ou une sensation inattendue. C'est prévu, cela fait partie du travail, et nous avons toujours de quoi revenir au calme avant la fin de la séance.
Après une séance de thérapie somatique : ce que vous remarquerez
Une séance de thérapie par la parole laisse souvent une impression nette : on a vidé son sac, on a pleuré, on repart allégé ou remué.
Le travail somatique produit rarement cela, et il vaut mieux le savoir à l'avance.
Une séance réussie n'est pas une séance où il s'est passé beaucoup d'émotions.
C'est une séance où vous apprenez quelque chose de votre propre régulation, et dont vous ressortez en paix.
Cela ne veut pas dire que les émotions seraient à éviter : elles viennent quand elles viennent et elles ont toute leur place. Simplement, ce n'est pas leur intensité qui mesure quoi que ce soit. Ce qui compte est ce qui se passe ensuite : est-ce que cela redescend, est-ce que vous revenez, est-ce que vous repartez posé. Se réguler, c'est exactement cela, et c'est cela qui s'apprend ici.
Le reste est plus discret. Un appui qui tient un peu mieux. Un souffle qui descend plus bas. Une phrase intérieure qui a perdu de son évidence. Il arrive donc que l'on sorte d'une séance en se disant qu'il ne s'est pas passé grand-chose : c'est fréquent au début, et ce n'est pas un bon indicateur. Les changements se repèrent plus tard, sous la forme d'une réaction qui ne vient pas comme d'habitude, d'une situation qui ne serre plus autant la poitrine, d'un sommeil différent.
Si ce que vous lisez vous parle, nous pouvons en parler quinze minutes au téléphone, sans engagement, avant même de prendre une décision.
Quand l'envie n'est pas là
Il arrive que vous ressentiez une baisse d'envie, de motivation. C'est naturel. Et souvent, c'est justement là que quelque chose d'important veut se dire. Ces moments de résistance sont précieux. Ils révèlent des zones sensibles, parfois inconfortables, mais nécessaires à traverser.
Venez comme vous êtes, même si c'est difficile. C'est fréquemment dans ces séances-là que les prises de conscience les plus essentielles émergent.
Il arrive aussi que ce qui se tend se tende envers moi. Un agacement, une déception, le sentiment de ne pas avoir été compris, l'envie de bien faire, ou au contraire celle de ne plus revenir. Ces mouvements-là font partie du travail autant que les autres, et ils n'ont rien d'anormal.
Vous pouvez me le dire. Cela peut venir de ce que vous portez depuis longtemps, cela peut aussi venir de quelque chose que j'ai mal fait ou mal entendu, et je ne partirai pas du principe que c'est forcément la première hypothèse. Nous regarderons ensemble, sans que vous ayez à choisir entre vous taire et partir.
Pour beaucoup de personnes, pouvoir dire à quelqu'un qu'on lui en veut, ou qu'on est déçu, et constater que le lien tient quand même, est une expérience entièrement nouvelle. Elle se vit ici, dans la relation, et pas seulement dans ce qui s'en dit.
Tarifs, rythme et annulations
La fréquence des séances est définie ensemble en début de parcours. Elle évolue selon votre rythme, vos besoins, votre disponibilité, et ce qui se vit dans l'accompagnement.
Une séance annulée moins de 48 heures avant est due à 50 %, et moins de 24 heures avant, en totalité.
Si vous arrivez en retard, la séance se termine à l'heure prévue. Si vous choisissez de ne pas poursuivre après la première séance, je vous invite simplement à m'en informer au plus tard 48 h à l'avance.
Pourquoi une fin se prépare
Nous clôturons le parcours par une séance de bilan, pour honorer le chemin parcouru, ancrer vos transformations, et marquer la fin ensemble. La fin d'un accompagnement ne se fait pas par un SMS ou un email : elle mérite une dernière séance, ou au minimum un échange téléphonique. Parce que ce chemin que vous avez eu le courage d'entreprendre mérite d'être fermé avec autant de soin qu'il a été ouvert.
Il y a aussi une raison propre au travail corporel. Dans un accompagnement qui passe par les mots, on peut conclure par une compréhension. Ce qui s'est construit ici est d'un autre ordre : c'est un apprentissage du corps, installé par répétition et, pour une part, en ma présence. La dernière étape consiste à vérifier que ce qui a été installé tient sans moi, dans votre vie ordinaire.
Cela dit, vous restez libre d'interrompre quand vous le souhaitez, sans avoir à vous en expliquer, et cela ne changera rien à la façon dont je vous recevrai si vous revenez un jour. Une fin dite vaut mieux qu'une disparition, mais vous ne me devez aucune justification.
Je voudrais ajouter une chose à laquelle je tiens : ce n'est pas l'argent qui devrait décider de la fin d'un accompagnement. Si le coût des séances devient un frein, dites-le moi plutôt que d'arrêter sans rien dire. Espacer les rendez-vous, faire une pause, ou poser une fin pour reprendre plus tard sont des possibilités réelles, et elles valent toujours mieux qu'un arrêt silencieux.
Thérapeute psychocorporelle au Plessis-Robinson : mon parcours
Mon chemin s'est fait en deux temps. J'ai d'abord exercé des années dans la relation d'aide, l'animation de groupe et les pratiques corporelles et méditatives. Puis ma pratique s'est orientée vers le trauma et la régulation du système nerveux, et les formations de ces dernières années l'ont profondément transformée. L'expérience de ces années me suit, mais ce que je propose aujourd'hui est d'une autre ordre.
Ce qui a changé, ce n'est pas l'écoute, c'est ce que j'en fais : je travaille aujourd'hui avec la façon dont votre système nerveux réagit, à un rythme qu'il peut suivre, plutôt qu'avec l'intensité de ce qui se vit.
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Formée à la somatothérapie, à l'EMDR et au yoga somatique.
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Depuis 2020, j'exerce en cabinet, d'abord en Seine-et-Marne, puis au Plessis-Robinson depuis septembre 2025.
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Je me forme en continu et je suis supervisée régulièrement.
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Assurance responsabilité civile professionnelle souscrite auprès de Simplis.
✦ En savoir plus sur mon parcours : « Qui sui-je ? »
Ce que cet accompagnement n'est pas
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Ce n'est pas un acte médical. Je ne pose aucun diagnostic, je ne prescris rien, et je ne modifie aucun traitement : seul le médecin qui l'a prescrit peut le faire.
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Cela ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique. Il peut venir en complément. En cas de maladie psychique, deux conditions sont nécessaires pour que nous puissions travailler ensemble : que votre état soit stabilisé, et que le praticien qui vous suit soit d'accord.
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Mon métier n'est pas réglementé en France. Ce qui tient lieu de garantie dans ma pratique : une formation continue, une supervision régulière, le chemin thérapeutique que j'ai fait pour moi-même avant d'accompagner d'autres personnes, et le cadre que vous lisez ici.
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Ce n'est pas un dispositif d'urgence. En cas de danger immédiat : 15, 112, ou 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24 heures sur 24.
Mon engagement et ma posture éthique
Ce que je vous offre dans cet espace, c'est une présence stable, une écoute sans jugement, et un accompagnement qui s'ajuste en permanence à ce que vous vivez, à votre rythme, à ce qui est prêt. Je prends soin de ce lien avec la même attention que celle que je vous invite à porter à vous-même.
Le respect d'un cadre déontologique n'est pas pour moi une formalité. Il vous protège, en garantissant une relation respectueuse, sans emprise, où vous vous sentez libre et reconnu dans votre démarche. Il me guide aussi, en posant des repères clairs de professionnalisme, de confidentialité et d'intégrité. C'est ce qui donne au lien thérapeutique sa solidité, et à l'accompagnement sa portée réelle.
Si ce cadre vous parle, si vous sentez qu'il est temps, je vous propose un premier échange gratuit de 15 minutes, sans engagement, pour poser ce que vous vivez et sentir si cet accompagnement vous correspond.
✦ Me contacter pour rendre rendez-vous pour un échange gratuit
Mon accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical. Il le complète dans une approche holistique et respectueuse de la personne.
Vous n'avez pas besoin d'être certain, juste d'oser commencer.
Si le face-à-face vous semble trop pour l'instant, vous pouvez commencer par un atelier collectif.
Le travail en groupe suit une logique différente, avec son propre cadre

